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Beauté d’une communauté d’origine et de destinée

7 agosto 2012 Nessun Commento

La « mer de brume » du célèbre tableau de Friedrich rappelle ce premier départ de Tonalestate en 2001. C’est une des affiches de l’exposition qui a lieu à la Salle Municipale de Ponte di Legno où se déroule une partie de l’édition 2012. Tonalestate commença à l’aube d’un nouveau siècle chargé de défis urgents et de présages inquiétants. La brume est devenue, le long de cette décennie, plus dense, et le regard sur la réalité moins limpide, mais l’intention de parcourir cette odyssée dans l’humain est devenue, pour cela, encore plus nécessaire.

Plusieurs thèmes fondamentaux de notre époque ont été abordés le long des années. Des thèmes qui sont devenus, par la suite, les pierres d’une route commune, au sein de notre cohabitation problématique : la paix, la technique, l’argent, la politique, la révolte, le mal, les identités niées, l’évolution humaine de l’éternel sauvage jusqu’à son « éternisation », la fraternité, la répétition des génocides, jusqu’à arriver à cette édition concernant l’engagement de notre vie.

La belle exposition des affiches des différentes éditions, propose des images et des phrases qui parcourent les réflexions, les dialogues, les rencontres qui ont eu lieu à Tonalestate.

Une très grande reproduction d’un très petit dessin d’Honoré Daumier représentant Don Quichotte et Sancho Panza, qui cheminent, seuls et ensemble, sur une route inachevée : voici l’image de l’édition qui est en train de se dérouler.

Dans la mer d’inquiétude actuelle, l’imprévu se préfigure comme une voie encore à parcourir. En entrant dans la salle, nous en saisissons soudainement quelques signes évidents qui nous touchent. C’est la rencontre humaine parmi des étudiants, des universitaires, des jeunes professeurs, des familles, des bénévoles, des responsables d’associations, de la population locale, qui deviennent tous les hôtes d’une vacance avec des personnalités de tout domaine culturel, venant de toute région du monde. Il s’agit de rencontres qui se développent au-delà des conférences des intervenants et du temps dont ils disposent, qui grandissent dans la proximité, pour brève qu’elle soit, au drame et aux joies de l’autre, que l’on reconnait comme notre prochain, au-delà de toute distance géographique, sociale et religieuse. Ici on se met en relation avec les expériences, les tentatives, nombreuses et souvent méconnues, d’intervenir activement pour empêcher la déshumanisation, le dépaysement et la barbarie.

Une beauté imprévue s’impose à ceux qui suivent nos travaux : celle de pouvoir regarder avec des yeux libres la réalité de notre temps sans être saisis par la peur ou par la cynisme, grâce à cet éternel travail qui se déroule entre les peuples par l’œuvre de nombreuses personnes, travail qui documente les bases pour bâtir une civilité  de l’intégration et non pas de l’exploitation, pour une histoire dans laquelle la justice et la paix peuvent faire leur entrée.

La beauté appelle au travail, et le travail nous fait renaître.

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